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 Alice Blacksmith

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Alice Bl
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MessageSujet: Alice Blacksmith   Sam 5 Mai - 16:36

It was an English Lady bright…

Les douces intonations de la voix mélodieuse, presque chuchotée, parviennent à la petite endormie. Instantanément, elle s’éveille, mais feint de dormir encore. Elle craint que l’enchantement ne s’évapore…

The sun shines fair on Carlisle wall…

La voix la fait vibrer de l’intérieur. C’est pour elle qu’on chante. Pour elle, et grâce à elle. La mélopée est murmurée juste assez fort pour qu’elle puisse l’entendre.

And she would marry a Scottish knight,
For Love will still be lord of all.


Elle n’y tient plus, et ouvre les yeux. Au-dessus d’elle est penché un visage doux et souriant, qui la regarde. Des lèvres douces et fines, des pommettes hautes, un petit nez froncé, une crinière de cheveux bruns…

« -Oh, bonjour, belle endormie. » Fait la si belle voix en passant ses longs doigts fins dans les cheveux de la fillette.

« -Bonjour, Maman. »
***


Alice avait cinq ans alors. Avant ce jour-là, rien. Pas un souvenir. Le vide. Après… C’était une autre histoire. Une longue période, indéterminée, de confiance, de chansons et d’amour. Sa mère. Une femme extraordinaire. Une intelligence si complète, un esprit d’artiste, emprisonnés dans un corps de femme au foyer. Elles passaient leurs journées ensemble, Maman lui apprenait à coudre. A coudre, pas à repriser les chaussettes, ou autres choses que Papa aurait été bien content qu’elle apprenne. Non, coudre pour créer. Elles s’enfermaient dans la chambre d’Alice, prenaient du coton et du tissu, et cousaient des poupées, de petits êtres inanimés auquels elles inventaient des aventures fantastiques. Ils faisaient rarement plus de cinq ou six centimètres de haut, ce qui rendait le travail beaucoup plus minutieux. Le plus difficile, c’était le visage. Les points étaient si délicats qu’il fallait s’y prendre avec une aiguille minuscule, et un fil si fin qu’il n’était visible qu’une fois cousu sur le visage de soie des poupées. Mais le résultat était si joli, bien loin de ces vulgaires poupées en chiffon que l’on fabrique à la chaîne en usines, que chacune avait droit à son nom propre, et mère et fille passaient des nuits à inventer les histoires de chaque princesse.
Un jour, elles s’essayèrent à quelque chose de nouveau : les fées. Comment cette idée était-elle arrivée dans l’esprit de la mère et de la fille, qui n’avaient jamais vu, lu ou même entendu parler de tels êtres ? Toujours est-il que, sans vraiment se concerter, elles commencèrent à ajouter au dos de chacune de leurs nouvelles créations deux tiges de métal doré recourbées, sur lesquelles elles cousaient une paire d’ailes aux couleurs chamarrées. Et bien vite, ces nouvelles venues devinrent leurs favorites dans l’univers qu’elles s’étaient créé.
Et elles étaient heureuses ainsi. Les jours s’écoulaient, les uns après les autres, avec une douceur sucrée. Les seuls moment où la paix n’était pas si complète, c’était pendant les repas. Attablée en compagnie de son mari et des ses trois fils, Maman semblait ne plus être la même personne. Un oiseau en cage, telle était l’expression qui la caractérisait le plus. Ses sourires sonnaient faux, et elle ne parlait pas, sinon des tâches ménagères qui, selon elle, occupaient la majeure partie de ses journées. Jamais elle n’évoqua leurs travaux de couture, et Alice respecta son silence, même si elle ne le comprenait pas vraiment. Le soir, après manger, Maman venait dans sa chambre, et redevenait celle qu’elle connaissait : l’inventrice de leur petit monde. Cette situation leur semblait pouvoir durer toujours. Elles se trompaient.
***


Blithely they saw the rising sun
When he shone fair on Carlisle wall;


Cette fois, ce n’était plus Maman, qui chantait, mais Alice. Maman dormait souvent, ces temps-ci, et ne quittait plus le lit, au point que l’on avait du déménager leur atelier de couture dans la chambre parentale. Elle toussait souvent, aussi. mais elle était toujours elle-même, toujours si heureuse en compagnie de sa fille.

But they were sad ere day was gone,

Maman laissa tomber son aiguille sur la couverture. Ses mains tremblaient. Alice se blottit contre elle. Comme elle était brûlante ! Elle eut une quinte de toux plus violente que les autres, qui sembla durer une éternité. Lorsqu’elle se calma enfin, une traînée rouge s’écoulait au coin de ses lèvres. Serrant dans ses bras la fillette effrayée, elle la rassura d’une voix faible :

« Ne t’en fais pas, ce n’est rien. Ce n’est rien, je te jure. Je ne te laisserai jamais. »

Elles chantèrent ensemble la fin du couplet, comme pour sceller leur promesse.

Tough Love was still the lord of all.
***


Mais son état se détériora incroyablement vite. Quelques jours plus tard, une jeune femme se présenta à la maison comme l’infirmière qui devrait veiller sur Maman. Elle s’appelait Jenny, et interdit tout simplement à Alice l’accès de la chambre de sa mère. Elle avait besoin de repos, et rien de ce que purent dire la mère ou la fille ne changea quoi que ce soit.
Par volonté de ne pas attrister Maman, Alice refusa néanmoins de se laisser abattre. Si les journées lui paraissaient longues, elle les passait à coudre de nouvelles poupées, toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Lorsqu’elle serait rétablie, Maman n’aurait plus qu’à leur donner un visage, et elles décideraient ensemble du nom qu’elles leur donneraient.
***


« Alice ? Viens par ici, ma puce. Mrs Blacksmith veut te voir. »

C’était Jenny qui avait parler. La fillette, si heureuse de revoir enfin sa mère, ne prit pas garde à la mine sombre qu’arborait l’infirmière. Elle se précipita au chevet de Maman. Pâle comme la mort, fiévreuse, elle délirait. Lorsqu’elle vit sa fille dans l’encadrement de la porte, son regard voilé de larmes sembla se faire plus tendre.

« Alice. »

Elle tendit une main tremblante vers son enfant, comme pour toucher son visage à distance. Celle-ci accourut et se recroquevilla contre le corps maladif de Maman. Elle sentait que quelque chose n’allait pas. Elle aurait voulu parler, mais elle en était incapable. Les mots se coinçaient dans sa gorge jusqu’à l’étouffer.

Her sire gave brooch and jewel fine,

Leur chanson. C’était leur chanson, que Maman commençait à fredonner d’une voix faible, inspirant à chaque note avec un sifflement douloureux.

Where the sun shines fair on Carlisle wall;

La voix d’Alice, elle entrecoupée par ses sanglots, se joignit à celle de Maman.

Her brother gave but a flask of wine,

Maman se dégagea de son étreinte, et s’allongea sur le lit. Ses cheveux formaient une auréole désordonnée autour de son visage. Elle passa ses doigts dans les cheveux d’Alice, et celle-ci, pressentant que c’était la dernière fois, attrapa sa main et la serra contre son cœur.

For ire that Love was lord of all.

Alice sentit alors la main de sa mère glisser des siennes. Avec la fin du couplet, c’était la respiration sifflante de Maman qui s’était tue. Elle avait le regard fixe, tourné vers elle. Un regard de mort.

Quelque chose se déchira dans son cœur.
***


A partir de cet instant, Alice dû abandonner son existence rosée de petite fille pour grandir. Et vite. Son père et ses trois frères, qui jusque là lui étaient presque inconnus et avec lesquels elle s’était contentée de maintenir des relations de bon voisinage, devinrent des membres à part entière de sa vie. Papa était un homme à la carrure massive, un homme de décision. Ce n'était pas pour rien, qu'il avait été élu Maire du village trois fois de suite. Il savait mener sa famille. Le lendemain de l'enterrement de Maman, il la réveilla à six heures du matin, et lui enjoignit d'aller préparer le petit-déjeuner. Malgré qu'elle ait vu plusieurs fois sa mère exécuter cette tâche, elle avait du mal à manier la lourde poele, et brûla tant de fois le repas que Papa finit par déclarer qu'il était temps d'arrêter le massacre, et qu'elle ferait la vaisselle et le ménage, tandis que ses frères s'occuperaient de cuisiner.
Ses frères, justement, virent d'un très mauvais oeil les tâches qu'on leur attribuait et, ne pouvant se rebeller contre leur père, ils s'en prirent à leur incapable de soeur. Triplés, ils avaient tous onze ans et s'étaient déjà bâtit une réputation de fauteurs de trouble dans leur collège. Tom, considéré comme l’aîné des trois avait un charme certain auprès des demoiselles, sans doute dû à son côté « mauvais garçon », et se targuait d’être un bourreau des cœurs. Oliver, lui, était plus teigneux et prenait plaisir à frapper le premier qui le regardait de travers. Et en général, même si celui-ci avait quelques années de plus que le triplé, il ne recommençait pas de sitôt. Enfin, Max, le plus jeune, était moins costaud que ses frères, mais plus haineux et calculateur. Mais dans tous les cas, quiconque s’en prenait à l’un des triplés Blacksmith avait droit à une attaque des trois garçons. C’était ce qu’ils appelaient leur « clan familial », et dont leur père, bien loin de leur reprocher de tels débordements de violence, approuvait.
Et Alice, dans tout ça ? eh bien, Alice était la cinquième roue du carrosse. Frêle, pâle, elle avait toujours un air maladif qui désespérait son père.
« Ca ne me suffit pas de devoir supporter une gamine sous mon toit, il faut aussi qu’elle soit faiblarde et incapable ! » Pestait-il à chaque erreur de sa part.
Oh, il n’était pas particulièrement dur avec elle. Disons seulement qu’il lui en demandait autant, par soucis d’équité, qu’à ses frères, qui avaient quand même six ans de plus qu’elle.
***



For she had lands both meadow and lea,
Where the sun shines fair on Carlisle wall,


Alice fredonnait sa chanson, leur chanson, d’une voix douce, presque un murmure. Accroupie à côté de son lit, elle caressait , les dizaines de fées rangées dans le tiroir de sa table de chevet. Allongées, étendues les unes à côté des autres, elles n’étaient pas sans lui rappeler la dernière image qu’elle avait de Maman.

For he swore her death, ere he would see
A Scottish knight the….


Elle fut soudain interrompue par la porte de sa chambre qui s’ouvrit avec fracas. Derrière, Max.

« J’ai entendu ce que tu chantais. » Dit-il avec un air de reproche. Sa voix était empreinte d’un tel mépris qu’Alice crut vaciller. Il s’avança vers elle, d’un pas impérieux, et, lorsqu’il arriva près d’elle, il ajouta d’une voix froide : « C’était toi qu’elle préférait, Maman. Nous, elle s’en fichait. Depuis que t’étais née, y en avait plus que pour toi. Même quand elle est morte, elle n’a rien dit à propos de nous ou de Papa. Rien. »

Mais Alice ne répondait pas. Elle se contentait de le regarder d’un air absent, sans même ciller. Sans même le craindre… C’en fut trop. Il explosa.

« Si tu crois que tu peux tout te permettre, face de rat ! » Hurla-t-il en lui envoyant son pied dans les côtes.

Il y eut un cri. Alice eut soudain l’impression de se briser en mille morceaux, que mille couteaux transperçaient sa poitrine.

« Et douillette, en plus… » Fit son frère, ignorant ses sanglots.

Cependant, il vit bientôt qu’elle ne se relevait pas, et une inquiétante tache rouge grossissait sur sa robe. Paniqué, il se précipita d’avertir toute la maisonnée, et son père appela les urgences. Quelques temps plus tard, Max et Mr Blacksmith étaient dans le bureau du Docteur McCowell qui, la mine grave, leur préparait visiblement une nouvelle peu agréable. Le père avait insisté pour que son fils l’accompagne car, même si Alice était une mioche faiblarde, c’était tout de même une Blacksmith. Et par principe, il était interdit de blesser les membres de sa propre famille.

« Alors, qu’est-ce qu’elle a ? » Demanda l’homme d’un ton agacé, avec un regard désapprobateur à Max.

« Eh bien… Votre fille a eu plusieurs côtes cassées. Par bonheur, elles n’ont fait que des dégâts externes, et aucun organe vital n’a été endommagé. Mais c’est un véritable hasard. Puis-je vous demander ce qui a causé un tel traumatisme ? » Visiblement, le médecin était sceptique, et semblait croire à de la maltraitance.

« C’était qu’un tout petit coup, hein… Elle m’a énervée, alors je l’ai un peu frappée. Pas ma faute si elle est fragile… » Marmonna Max.

« Je… vois. Ne t’en fais pas, petit, c’est pas ta faute, ce qui arrive à ta sœur. Bon, bien sûr, tu n’aurais pas dû la frapper, mais tu ne pouvais pas savoir… Enfin, bref. Il semblerait que votre fille, Monsieur, soit victime d’Ostéogenèse Imparfaite, une maladie génétique plus communément appelée : maladie des os de verre. Je vous conseille fortement d’éviter toute activité physique à votre enfant. Elle semble n’avoir qu’un niveau de la maladie peu avancé, mais le moindre choc risque néanmoins de lui occasionner des fractures. »
***


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Alice Bl
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Sam 5 Mai - 23:15

« Ostéogenèse imparfaite »… Encore un motif de mépris de la part de sa famille. Enfin, à leurs yeux, son existence prenait un but : leur montrer, à eux, qui étaient pourtant le symbole de l’unité familiale et de la réussite en toute entreprise, qu’il fallait une part d’ombre dans toute vie. Et, ironie du sort, l’être instigateur d’une telle pagaille dans une famille presque intégralement masculine et reconnue pour sa virilité, était une gamine. On commença à regarder Alice avec une expression de mépris mêlée de dégoût, et un sourire amusé se dessinait malgré eux sur leurs lèvres à chaque faux pas qu’elle faisait. On se gardait bien de tout commentaire, mais on espérait, en secret, que sa prochaine chute lui coûte la vie, ou au moins l’envoie à l’hôpital pour le reste de ses jours.
Alice, encore toute à sa peine de la disparition de sa mère adorée, ne remarqua ce mépris que lorsqu’un jour qu’elle ouvrait le tiroir de sa table de chevet pour contempler ses souvenirs, elle n’y trouva rien. Pas la moindre poupée. Elle les chercha toute la journée dans toute la maison, pour finalement trouver, dans un coin du jardin, un misérable tas de cendre où miroitaient encore les armatures en ferraille de ce qui avait été les ailes de ses fées. Le dernier souvenir de Maman…
Alors, elle comprit. Pour survivre, il faudrait qu’elle soit forte. Plus forte encore qu’un garçon.
Incapable de surpasser ses frères par la force physique –elle se briserait les doigts en tentant de leur asséner un coup de poing- elle dû trouver un autre moyen de leur faire face. Ce moyen : la force morale. A présent, elle se força à ne plus tressaillir aux paroles humiliantes qu’on lui lançait, et elle plaçait dans son regard toute la force que ses frères auraient mit dans des coups. Elle transforma sa voix faible et hésitante en une arme acérée. Elle ne maîtrisait pas la verbe comme certain, mais parlait d’un ton cinglant qui compensait sa carrure minime.
Quelques mois plus tard, elle s’aperçut avec satisfaction qu’il y avait du respect dans l’attitude des siens.
Bientôt, cependant, il lui fallut rentrer à l’école. Ce fut un tout nouveau problème, pour la fillette qui n’avait jusque là fréquenter qu’un nombre très limité de personnes, à savoir sa famille et les médecins. Elle adopta donc avec eux la même attitude qu’elle avait avec ses frères, et qui lui était devenue familière : méfiance. Restant à l’écart des autres, elle fuyait toute discussion, et les regards acides qu’elle lançait à la ronde finissaient bien vite par décourager les plus motivés.
Du côté des cours, elle ne s’en tirait pas trop mal. Si elle avait en général beaucoup de problèmes avec les matières très strictes et carrées comme les sciences, la plupart des exercices de réflexion lui étaient accessibles.
Cette situation dura pendant les cinq ans que dura l’école primaire. Ses frères, toujours distants, commençaient, au fur et à mesure qu’ils grandissaient, à se montrer moins durs envers elle. Mais Alice, qui avait perdu toute trace de foi en la race humaine pendant son combat contre elle-même, mit cette attitude sur le compte d’une duperie à venir, et ne baissa pas sa garde.
***


13 mai 2006, Alice avait onze ans. Son anniversaire, comme chaque années, serait fêté sans grande cérémonie, plus par obligation que par réelle affection à son égard. Cependant, ce matin-là, alors qu’elle regardait le plafond de sa chambre, encore à moitié endormie, l’adolescente sentit au creux de son ventre que quelque chose serait différent, aujourd’hui. Elle se sentait comme à la sortie d’un tunnel sombre ; dehors, son avenir l’attendait. Mais sur quoi déboucherait son tunnel sans fin ? sur la sortie, enfin, ou bien sur une nouvelle ramification encore plus sombre ?


That wine she had not tasted well

Elle fut presque étonnée d’entendre sa propre voix murmurée une mélodie qui semblait appartenir à une autre époque. Les battements de son cœur s’accélérèrent, jusqu’à devenir presque douloureux.

(The sun shines fair on Carlisle wall)

Les paroles de la chanson sortaient d’elles-mêmes de sa mémoire et, un instant, elle sentit une présence familière les lui chuchoter à l’oreille. Elle ferma les yeux pour réprimer des sanglots. Non. Elle ne devait pas pleurer. Elle ne devait pas pleurer.

When dead, in her true love's arms, she fell,
For Love was still the lord of all!


Elle sursauta violemment et ouvrit les yeux. Ce n’était pas elle, qui avait prononcé les dernières paroles du couplet. Un regard à la porte entrouverte lui apprit qu’il s’agissait de Tom. Effarée, elle ne parvint pas à produire le moindre son. Comment osait-il… C’était sa chanson à elle, pas la sienne !

« A nous aussi, elle nous la chantait, quand on était petits… » Fit-il d’une voix mélancolique qui ne lui ressemblait pas.

Entre temps, Alice avait retrouvé l’usage de la parole.

« Qu’est-ce que tu fiches ici ? » Répliqua-t-elle d’un ton glacial.

« Oh, puisque tu le prends comme ça… J’étais juste venu te donner ton cadeau d’anniversaire. J’aurais du le brûler il y a longtemps, mais je crois que tu as été assez punie comme ça. »

Il lui lança une boîte entourée de papier kraft, et sortit de la chambre. Alice ouvrit son cadeau, craignant presque qu’il contienne un explosif, ou quelque chose du genre. Mais ce n’était rien de tel. Au premier coup d’œil, elle reconnut Morgane. La dernière fée que Maman et elle avaient eu le temps de coudre. La dernière et la plus belle.Pour la première fois depuis près de cinq ans, Alice pleura.

Cependant, il ne s’agissait pas là du changement radical qu’elle avait pressentit. En effet, elle tenait encore Morgane plaquée contre sa poitrine, lorsqu’elle entendit des coups frappés à sa fenêtre. Un hiboux tapait du bec à son carreaux. En plein jour. Et pourtant, elle ne réalisa pas sur le moment ce que la situation avait d’extravagant. Elle avait la tête trop pleine de souvenirs pour prêter la moindre attention au présent. L’adolescente se contenta donc d’ouvrir la fenêtre et de laisser le volatile entrer dans sa chambre. Elle ne marqua pas non plus le moindre signe de surprise lorsqu’il lui tendit la patte, ni lorsqu’elle remarqua qu’un rouleau de papier jaunis y était accroché. Par contre, il faut dire que la nouvelle véhiculée par la missive ne pu la laisser de marbre : elle était une sorcière. Elle allait partir pour l’école de Poudlard, où elle étudierait la sorcellerie. De stupeur, elle laissa le parchemin tomber mollement au sol, et cligna plusieurs fois des yeux afin de s’assurer qu’elle était bel et bien éveillée.
Puis, mue d’une résolution plus forte que jamais, elle se saisit de la lettre, ignorant les piaillement outrés de l’oiseau, mécontent d’être oublié, et débarqua dans le salon, où la famille Blacksmith était réunie. Elle se campa fermement sur ses pieds, et, jaugeant d’un regard volontaire les visages de chacun de ses frères, avant de s’arrêter sur son père, elle prit la parole :

« Je m’en vais. Je viens d’apprendre que je suis une sorcière, une vraie. Je suis attendue le premier septembre prochain pour ma première rentrée à l’école de sorcellerie de Poudlard. »
***


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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Mar 8 Mai - 13:48

Histoire très agréable à lire ^^

Dommage qu'on ait pas la réaction de la famille Blacksmith.. Ils m'amusaient Twisted Evil

Bienvenue à Hogwarts Riddikulus!
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Alice Bl
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Jeu 10 Mai - 19:32

[désolée du double-post...]

En fait, j'ai plus trop d'idées pour la suite de l'histoire. Sachant qu'elle est en première année, faut-il que je décrive ses premiers mois à Poudlard ? (sachant que ça risque d'être difficile, vu que je sais pas du tout dans quelle maison elle est...) Et faut-il que je décrive Alice physiquement, vu que je n'ai pas du tout adopté ce point-là dans mon histoire ?

Merci ^^
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Jeu 10 Mai - 19:40

Eh bien, à en juger par ce qu'il y a déjà Oô ça me semble largement convainquant pour avoir un rang tu sais... XD

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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Jeu 10 Mai - 19:46

Eh bien, merci ^^. Est-ce que ça veut dire que ma présentation est acceptée ? (et, dans ce cas, j'peux avoir une maison siouplait ? ^^")
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Jeu 10 Mai - 19:47

Oui ^^ Mais heu.. t'as un choix pour la maison? (" )

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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Jeu 10 Mai - 19:51

Ben, je croyais qu'on pouvait la choisir ou pas... En fait, je sais pas du tout où la mettre ma ptite Alice ^^
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Jeu 10 Mai - 20:46

Si je peux me permettre, Alice est une jeune fille très courageuse, donc Gryffondor lui irait très bien. D'un autre côté, Serpentard lui irait bien par son caractère, sa manière de se tenir.. Perso, je pencherai plus pour Serpentard ^^
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Ven 11 Mai - 23:17

Serpentard, ça me va ^^ Mais en même temps, si ça vous arrange, vous me mettez chez les Griffondors... Suis pas difficile, moi.
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MessageSujet: Re: Alice Blacksmith   Ven 11 Mai - 23:32

Okayyy

SERPENTARD, 1ere Année ! (si j'ai bien compris?)

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