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 Lyle Taylor [Incomplète]

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Sarah McLane
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MessageSujet: Lyle Taylor [Incomplète]   Mer 15 Aoû - 18:03

CREATION DU PERSONNAGE / NAISSANCE DJ

Nom complet : Lyle Taylor
Explications [et éventuellement étymologie] des noms : Lyle, trouvé et adoré après de nombreuses recherches d'un prénom bien anglais sur BehindTheName. taylor, le nom de famille d'un personnage que j'adorais (Jim Taylor) dans Sally Lockheart *_*
Surnoms : Lylou
Date de création du personnage : Début 2005, je crois ._.
Date de naissance DJ : 18 décembre 2007


APTITUDES, ORGANISATIONS et ATTACHES, etc.

Baguette : En bois
Autres objets : Piercings
Chaussettes : Noires
Organisations et attaches : Aucune, s'attache à personne
Carrière : Etudiant de poudlard
Talents : Faire chier le monde
Patronus : Un ours
Pire peur : Inconnue encore
Epouvantard : Inconnu
Pour lui, l'Amortentia (philtre d'amour) sent : Aucune idée

HISTOIRE

Première partie

Quand elle avait trois ans, Perlaine Daniels fit décoller d’un regard une cuillère. Sa maman lui avait raconté une histoire dans laquelle était dit que si l’on pensait très fort à une chose, elle se réalisait. Et ce matin-là, alors que Perlaine déjeunait tranquillement, son regard tomba sur ladite cuillère. Elle repensa à l’histoire de sa maman et, bien décidée, entreprit de la faire voler : Elle fronça ses sourcils, plissa le nez et serra la bouche, se concentrant très fortement sur le couvert. Elle y mettait tellement de volonté, que ses joues se mirent à rosir violemment. Et dans un petit ‘flop’, la cuillère se souleva. Certes pendant une demie seconde, mais pour une simple petite fille, il semble que ce soit plutôt énorme.

Ce fut la seule et unique manifestation de magie de toute la vie de Perlaine. Mais il suffit à alerter ses parents. Tout d’abord, ils ne surent que faire. Le père de Perly, Clyde Daniels, travaillait trop pour avoir le temps de s’en occuper et considéra cet évènement comme fâcheux mais totalement inintéressant. La maman de Perly, Sylla Daniels, ne le prit pas du tout à la légère et crut d’abord que sa fille avait un problème. Non pas le fait qu’elle ne maîtrise pas son pouvoir, mais plutôt qu’elle puisse en avoir un quelconque.

Pendant toute une semaine, elle paniqua et rendit visite au maximum de médecins qu’elle put trouver. Tous lui répondirent qu’elle était simplement folle, qu’elle devrait aller voir un psychiatre ou bien qu’il était tout à fait regrettable qu’elle utilise la santé de sa fille pour extérioriser ses problèmes mentaux. Cependant, au terme de cette même semaine, une lettre très étrange parvint au 34, Richmond Yard. Cette lettre indiquait à Sylla que sa fille était une cracmol. Ce terme ne lui était évidemment pas connu, mais une explication y était jointe. Il était écrit qu’un cracmol est un sorcier sans pouvoirs magiques. Il était également précisé qu’à son jeune âge, un cracmol montre souvent quelques signes de sa ‘singularité’, mais qu’il n’y en a que très peu ou pas du tout ; après cela, plus rien. La lettre disait à Sylla de ne pas s’inquiéter, que sa fille n’avait aucun problème, qu’elle était en parfaite santé, voire plus, qu’il existait bel et bien un ‘autre monde’ et qu’elle devait, entendons nous bien, gardez cela pour elle, il en allait de la survie et de l’équilibre du monde. Partagée entre la terreur, la stupéfaction et le doute, Sylla se sentit avant tout soulagée d’apprendre que sa fille n’avait aucun problème de santé. Il y avait forcément un problème dans cette histoire, mais sa fille était tout ce qui comptait pour elle. Perdre sa fille, elle ne l’aurait pas supporté.

Perly a 10 ans. Elle découvre dans le grenier de la maison familiale un carnet, ou plutôt une sorte de journal intime, dans lequel sont racontés tous les ‘Evènements à ne pas oublier’. A l’intérieur, l’histoire de la cuillère volante y est inscrite. Perlaine l’avait oubliée, elle était bien trop petite. Intriguée par cette trouvaille des plus intéressantes, Perly tournait les pages de plus en plus rapidement, impatiente de découvrir ce que cachait sa si petite existence. Et une lettre s’en échappa ; c’est en la lisant qu’elle comprit qui elle était réellement. Différente, mais humaine avant tout.

A l’école, elle était une fille très populaire : gentille, belle et intelligente, n’importe quel garçon la voulait, et toutes les filles l’admiraient. Cela ne la changea pas pour autant, elle ne prit jamais la grosse tête. Oui, Perly était bel et bien une fille parfaite, et pour tout le monde. Il était difficile de lui reprocher quoi que ce soit, tout était fait parfaitement avec elle. Ses parents n’auraient pu être plus fiers. Mais au fond d’elle, elle se savait assez différente pour ne pas être heureuse. Depuis que, 7 ans auparavant, elle avait découvert sa véritable nature, une partie d’elle se refusait à s’épanouir. Elle avait toujours regretté de ne pas avoir était une sorcière parfaite.

A l’aube de son 18ème anniversaire, deux nouveaux évènements vinrent s’ajouter à ses vécus déjà forts nombreux. Son père était arrivé au summum de sa carrière, et était devenu le chef de sa propre entreprise. Les revenus étaient au plus haut et les parents de Perlaine recommençaient à s’aimer comme au premier jour. La famille Daniels était tout simplement heureuse, et ce dut être pour rendre cette vie encore meilleure que Sylla tomba enceinte. Certains en furent très surpris. En effet, Sylla n’avait plus vraiment la forme pour être mère de nouveau, et la différence d’âge, entre ce nouveau bébé et Perly, était très grande. Mais le bonheur qui venait de pénétrer le foyer des Daniels saurait facilement faire abstraction de telles subtilités.

Quelques jours étaient passés depuis l’annonce de cette merveilleuse nouvelle, et déjà un nouvel être s’apprêtait à entrer dans la vie de Perlaine. Dans la maison juste à la droite de la sienne, un jeune garçon du nom de Mike Taylor venait d’emménager avec sa famille. Il avait un frère jumeau et une grande sœur et ses parents étaient déjà bien vieux en comparaison de ceux de Perly. Tout d’abord, elle trouva cette famille très étrange. Les parents Taylor étaient des gens très vifs malgré leur âge, et ne cessaient de crier à travers la maison toutes sortes d’ordres, de disputes et, forcément, d’insultes. Pour être originaux, ça ils l’étaient. Leurs enfants, ou plus particulièrement Marcia et Julian, passaient tout leur temps ensemble. Les vrais jumeaux, c’était bien eux. Car Mike n’avait en aucun point hérité du caractère de ses parents. Calme et posé, il en était tout le contraire. Quand Perlaine y repense, c’est sûrement cela qui l’avait séduite chez Mike, sa tranquillité. Et pourtant, même s’il lui plaisait vraiment, elle ne voulut pas l’approcher tout de suite. En effet, avant l’approche, l’observation.

Mike et Perlaine étaient inscrits au même Lycée, côtoyaient la même classe, prenaient le même bus et en empruntaient le même chemin pour rentrer chez eux. Malgré cela, aucun d’eux ne prononça jamais le moindre mot. Et ce durant tout le mois qui suivit l’emménagement de Mike. Une grande complicité les liait, la parole n’était pas nécessaire.
Après ce mois de silence, Perlaine invitait Mike chez elle tous les jours, et ensemble, ils riaient, parlaient, s’amusaient et révisaient. Perlaine permettait à Mike de combattre sa timidité et avec elle il se sentait capable de tout. Perlaine avait enfin un ami, un vrai, qui ne la considérait pas seulement pour sa ‘perfection’ et qui savait voir en elle plus de défauts qu’on voulait bien lui donner. Il la voyait comme Perly et uniquement.
Mike n’avait jamais pu imaginer que son trac suffirait à le faire manquer ses examens de fin d’années. Pourtant il avait travaillé dur, et n’importe qui de censé lui aurait donné son diplôme sans aucune peine. Mais comme à son habitude, il avait perdu ses moyens. Et face aux examinateurs, ça ne pardonne pas. Mais Mike était un garçon si timide, il n’avait aucune confiance en lui. Sauf quand il était avec Perly. Mais en ce jour d’examen, elle n’aurait pu prendre la place des examinateurs, c’était impossible. Et sans ça, Mike ne pouvait réussir.
Seul dans sa chambre, avec sa guitare, le trac n’existe pas. Dans son jardin, sous le grand saule, révisant une pièce de théâtre, il est le plus brillant des acteurs. Dans sa salle de bains, face à un miroir, emmitonné dans une serviette de bain, c’est un charmeur hors pair. Mais dès qu’il s’agit de s’adresser à quelqu’un ou même d’échanger un quelconque regard, Mike devient le plus idiots des crétins : Sans cervelle, bégayant, maladroit, aucun sang froid. Mais avec Perlaine, il n’avait toujours été que lui-même.
Son rêve avait toujours été de devenir historien, de peut être enseigner dans une grande université, ou simplement d’écrire son propre livre sur les décennies qui le passionnaient.
Mais voilà qu’il venait de manquer la plus grande occasion de sa vie – jusqu’alors. Le redoublement ne permettait pas de déboucher dans quelque chose, dans ce cadre-ci. Soit tu sais, soit tu te tais. Et Mike avait décidé de se taire. Son avenir serait le silence, et personne autre que Perly ne pourrait jamais savoir qu’il était un garçon merveilleux - Pas même son propre fils.

Deux ans après leur première rencontre, l’état de santé de Mike se compliqua. Des pertes de mémoire soudaines, des troubles comportementaux, des saignements de nez fréquents … Perlaine se rendit rapidement compte que quelque chose n’allait pas. Bien sûr, n’importe qui s’en serait rendu compte, mais elle envisageait le pire, et ça, pas sûr que tout le monde aurait su le faire.
Habitée par l’inquiétude, elle avait forcé Mike à aller faire des analyses. Celles-ci révélèrent une déficience mentale chez Mike, chose qui expliquait son inaptitude à s’exprimer en public. A partir de là, il dut ingurgiter chaque jour des tas de médicaments, censés l’aider à se contrôler, à favoriser le contact. Mais plus le temps passait, et moins ces médicaments avaient d’effet. Au contraire, Mike allait de mal en pis. Un jour, il manqua même d’oublier Mark – le petit frère de Perlaine âgé de seulement 3 ans à ce moment là – dans son bain, par peur de l’approcher. Un tel comportement avait sérieusement commencé à effrayer son entourage et la famille de Perlaine en particulier.
C’est ainsi que tous les deux décidèrent de quitter leur maison familiale respective, de s’éloigner de leurs proches, de tout recommencer de leur côté. Perlaine n’avait pas dans l’idée de quitter sa famille, mais désormais, c’était Mike ça famille, et elle l’aimait. S'ils ne pouvaient vivre auprès de lui, elle, elle le pouvait.

A partir de là, tout se déroula très vite. Au bout d’un mois de cohabitation, Perlaine apprit qu’elle était enceinte. Au même moment, Mike devait se rendre à l’hôpital pour passer des examens complémentaires : son état de santé était de plus en plus inquiétant. Les parents de Perlaine tentèrent de la joindre, une funèbre nouvelle à lui annoncer. Dans la famille Daniels, les blessures n’étaient pas prêtes de rester longtemps fermées.
Mike avait définitivement perdu l’usage de son oreille droite : ses saignements de nez trop fréquents avaient finalement eu raison de lui. Perlaine devait accoucher d’ici trois mois, et toute cette accumulation de problèmes, de déceptions et de douleurs la rendait très faible.
Le jour où ses parents avaient cherché à la joindre, c’était effectivement pour une mauvaise nouvelle. Mais le mot ‘mauvaise’ est bien léger pour de telles circonstances. Son petit frère, Mark, garçonnet de 4 ans, avait été renversé par un véhicule, mort sur le coup. Le seul bonheur encore possible, était indéniablement la future naissance du jeune Taylor.

Les trois mois qui restaient avant l'arrivée du bébé furent très sombres. Mike avait dû être interné dans un hopital spécialisé : lui et Perlaine s'étaient mis d'accord, elle avait besoin de repos et ne pouvait plus être l'aide dont Mike avait besoin, du moins pour le moment. La famille de Perlaine était en deuil. Sylla, cette femme souriante et si positive, n'était désormais plus capable d'avoir un soupçon d'optimisme. Quant à son mari, Clyde, il faisait tout ce qu'il pouvait pour garder sa femme en vie.
Du côté des Taylor, l'ambiance était restée la même malgré le départ des enfants. Marcia s'était marié à un riche concessionnaire automobile et Julian avait reprit l'entreprise de son père où il était maintenant directeur. Liph et Tallulah Taylor continuaient de passer leur temps à crier dans la maison en adulant leur deux enfants et en méprisant leur attardé ; comme ils aimaient l'appeler. Mais à force de crier, sa colère eut raison de Liph. Un jour comme les autres, il eut une crise cardiaque, sous les yeux de Tallulah. Cela se produit seulement un mois avant la naissance de Lyle. Perlaine fut mise au courant par l'intermédiare de ses parents et elle dut elle même prévenir Mike.
Ce qu'elle avait cru difficile au début, se révéla être un véritable calvaire. Son époux avait développé un nouveau stade dans sa maladie : la violence. Il était devenu totalement impossible de lui adresser trois mots sans qu'il entre dans une fureur intense. A plusieurs reprises, il avait faillit blesser Perlaine. Et lors d'une de ses visites, l'émotion fut si grande qu'elle déclancha la venue de Lyle. Il avait deux semaines d'avance, mais comme lui avait répété le médecin, c'était tout à fait probable, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.
L'accouchement s'était déroulé à merveille. Les parents de Perlaine ainsi que l'arrière grand père du nourisson étaient venu tenir compagnie à la jeune mère. Elle ne savait pas comment Harris Taylor avait été mis au courant de l'existence de cet enfant, mais dès l'instant où il avait franchit le sueil de sa chambre d'hopital, elle lui avait porté une immense reconnaissance.
En croisant le regard de son tout petit, Perlaine y reconnut immédiatement les traits de Mike, elle regrettait qu'il ne soit pas là pour le voir, le porter dans ses bras, pour connaître son propre fils. A partir de la seconde où son fils avait ouvrt les yeux, Perly avait trois jours pour lui choisir un nom. Elle avait tout de suite pensé à son beau père décédé. Mais en même temps, elle ne l'avait pas assez aimé pour donner son nom à son fils. Ainsi, elle s'amusa avec les prénoms de ses parents et celui de Liph.
C'était un 18 décembre, celui de l'an 1991, et le jeune Lyle Taylor faisait désormais partit de ce monde.

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Dernière édition par le Mer 15 Aoû - 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lyle Taylor [Incomplète]   Mer 15 Aoû - 18:05

Deuxième partie

Tôt ce matin là, Perlaine fut réveillée par les cris perçants et incessants de Lyle dans son berçeau. Elle chercha un long moment ce qui avait bien pu déclancher tant de larmes, mais quoiqu'elle put imaginer et supposer, rien de ce qu'elle essaya ne parvint à calmer le bambin. Fatiguée par toutes ses vaines tentatives, elle finit par téléphoner au pédiatre de son fils, malgré l'heure très matinale ; il ne devait pas être plus de quatre heures. Le berçant dans ses bras, assise sur le canapé, il ne lui fallut qu'une vingtaine de minutes pour s'endormir d'épuisement. Elle était rentré de son travail vers vingt trois heures, et son réveil était censé retentir de là cinq heures trente du matin, c'était vraiment trop peu pour qu'elle parvienne à tenir debout.
Lorsque le docteur Bishop arriva devant la porte d'entrée de Perlaine, il comprit rapidement que s'il continuait d'attendre qu'on vienne lui ouvrir, le jeune poupon, ne cesserait jamais de crier. Il poussa la porte et découvrit Lyle, maladroitement soutenu par les bras de sa mère, hurlant à pleine gorge. Bishop se précipita à l'intérieur de l'appartement miteux des deux Taylor, referma la porte derrière lui, déposa sa malette sur le bras du canapé et prit Lyle dans ses bras. Le médecin commença par l'allonger sur sa table à langer, à vérifier s'il n'avait pas de fièvre, s'il respirait normalement. Puis il lui retira son pyjama pour être sûr que celui-ci ne le serrait pas, mais déclancha un hurlement lorsqu'il le saisit par dessous les bras pour le soulever et le lui retirer. Le reposant immédiatement, il s'empressa de lui enlever son body et c'est là qu'il comprit d'où venaient le malêtre de Lyle. Bishop laissa Lyle seul sur la table le temps d'attraper sa malette et en sortit un tube de crème dont il en enduit la poitrine et les côtés de l'enfant, avant d'aller le déposer dans son lit et de rejoindre Perlaine. Légèrement, il lui remua l'épaule et doucement elle se réveilla. Bishop alla s'asseoir sur un fauteuil en face d'elle et la laissa calmement reprendre ses esprits. Alors qu'elle commença à agiter la tête à la recherche de quelque chose, le médecin parla :

- Ne vous inquiétez pas pour votre fils, il est en sécurité dans son lit.
- Comment avez vous réussis à le calmer ? Demanda-t-elle sur un ton d'inquiétude.
- Perlaine, dit-il sans prendre garde à sa question. Est ce que votre fils est tombé récemment ?
- Tombé ... ? Mais enfin pour quelle genre de mère me prenez vous ?!
- Calmez vous s'il vous ...
- Me calmer ?! Mais enfin vous rendez vous compte de ce dont vous m'accusez ?!
- Perlaine, votre fils avait de sérieuses ecchymoses sur le corps. Je ne fais que chercher d'où cela peut provenir.
- Des ecchy... Et donc c'est forcément de ma faute ?!
- Perlaine s'il vous plait ... Il n'est pas impossible qu'un accident survienne, je ne vous tiens pas responsable et je sais que vous êtes une bonne mère. Mes questions ne sont que d'ordre informatif.


Perlaine resta silencieuse. Elle était à cran et ses réactions auraient semblé normales à n'importe qui. La fatigue et l'angoisse avaient pris part d'elle depuis bien longtemps maintenant, et rester calme devenait difficile dans ce genre de situations.

- Savez vous comment cela a-t-il pu arriver ?
- Mais je ne comprends pas, il n'avait rien du tout...
dit-elle d'un ton affolé
- Cela arrive que certains contusions n'apparaissent après seulement un temps. S'il vous plait Perlaine, pouvez vous me dire ce qui a bien pu se produire ?

Soudainement, comme frappée par une révélation, Perlaine porta une main à sa bouche d'un air horrifié, son regard planté dans celui de Bishop, les yeux écarquillés.

- ... Mike... fut la seule chose qu'elle réussit à dire.
- Mike ? Votre époux ? Qu'est-il arrivé avec Mike ?

Le voix du médecin était resté très calme et posée. Sans doute voulait-il rassurer Perlaine dont les yeux étaient désormais remplis de larmes. Jamais elle n'aurait pu imaginer que ça irait jusque là. Elle connaissait son mari mieux que quiconque. Elle savait quel homme merveilleux et doux il pouvait être. Et s'il avait agi ainsi c'était entièrement contre sa volonté. Jamais au monde il n'aurait pu souhaiter que de telles choses arrivent. Perlaine retira faiblement sa main de devant sa bouche.

-Vous savez ... Depuis quelques mois, l'état de santé de Mike est au plus mal ... A cause de sa maladie ... Il devient violent ... vraiment violent ... et seuls ses médicaments peuvent le calmer ... Le médecin m'a dit que c'était une phase envisageable de son comportement, et que ça passerait sûrement mais ... La semaine dernière, c'était l'anniversaire des deux mois de Lyle ... et j'ai voulu présenter son fils à Mike ... parce qu'i; n'avait pas pu assister à l'accouchement ni même être présent et ...

Elle échappa un gémissement. Son coeur se brisait peu à peu dans sa poitrine. Raconter tout cela ne l'aidait en rien.

- Allez-y Perlaine
- Et ... donc ... nous étions à l'institut, Lyle et moi, ... en nous voyant arriver il avait l'air si heureux ... Je ne l'avais jamais vu aussi rayonnant depuis des années ... Alors je lui ai tendu Lyle ... Et c'est là que ... Qu'une nouvelle crise a débuté ... Il a fermement attrapé Lyle par la taille ... vraiment fortement ... Le bébé s'est mis à hurler et les infirmiers ont accouru ... S'ils n'étaient pas arrivé ... Il aurait sûrement blessé le petit bien plus gravement ... Alors nous avons été tenu de quitter l'endroit ... Nous ne 'lavons pas revu depuis et ... Je ne savais pas que Lyle avait .... de tells séquelles ... Je ...


De nouveau, elle éclata en sanglot. Son visage était constellé de larmes. Des larmes qu'elle se refusait de verser depuis cette fameuse visite. Mais désormais il était impossible de les combattre davantage.
Et pendant bien dix bonnes minutes, elle resta là, sur ce fauteuil à pleurer ; rien ne pouvait empêcher cette délivrance. Le docteur Bishop lui tendit alors amicalementun mouchoir en tissu et se releva en refermant sa malette.

- Je vous ai laissé deux tubes de pomade sur la table de la cuisine. Appliquez en sur sa peau toutes les quatre heures jusqu'à ce que vous n'en ayez plus. L'effet antidouleur est immédiat. Les ecchymoses devraient disparaître d'ici une bonne semaine. Si vous manquez de quoique ce soit ou que vous avez besoin de moi, vous savez où me joindre.

Le vieux pédiatre se dirigea vers la porte d'entrée et marqua une pause, une main sur la poignée, l'autre occupée par sa malette.

- Tenez bon Perlaine. Votre situation n'a rien d'évidente, mais Lyle ne doit pas avoir à la subir. Elevez votre enfant comme un enfant normal et parlez lui de son père, mais ne l'en approchez pas tant que son état ne le lui permettra pas. Ne prenez pas de risque. C'est le seul conseil que je puisse vous donner.
- Merci pour tout docteur,
dit-elle la voix faible.
- Bonsoir Perlaine, passez le bonjour à Lyle.

A partir de ce moment là, Perlaine décida de suivre le conseil du docteur. Elle ne voulait pas que son bébé ait à vivre de nouveau un tel moment. Cette maladie rongeait sa famille, mais elle n'atteindrait pas son fils. Quant à elle, elle n'avait pas la force de voir l'homme qu'elle aimait dans de tels états. Elle ne l'avait plus. Elle en souffrait bien trop. Cependant, elle lui écrivit toutes les semaines pendant plus d'un an : elle lui racontait comment se passait la vie sans lui, comment Lyle grandissait, ce qu'elle trouvait à faire à manger, qu'elle avait déjeuné à l'endroit où il l'avait demandé en mariage etc... Elle racontait absolument tout et ajoutait à ses lettres des photos de leur fils. Et finalement, elle réduit la fréquence de ses lettres. D'abord, une fois par mois, puis tous les deux mois et finit par ne pratiquement plus écrire du tout. Pendant tous ces mois, elle avait espéré recevoir une réponse, un mot, même un renvoi. Mais jamais rien. Le courage finissait par se dissiper avec le temps et elle préférait consacrer son restant de force à élever son fils.


Depuis la visite du docteur Bishop, trois années avaient passé. La joyeuse et souriante Perlaine s'était attristé durant ces années. Seule, elle avait du mal à subvenir à tous leurs besoins. Et à la façon dont elle avait coupé les ponts avec ses parents, elle ne pouvait pas se résoudre à leur demander de l'aide. De plus, après la mort de son jeune frère, ses parents étaient devenus au moins aussi fragiles qu'elle. Sa force physique n'était pas au plus haut. Le boulot qu'elle avait trouvé lui permettait de les nourrir, d'habiller son fils, de payer l'appartement et la nourrice. Malgré les études prestigieuses qu'elle avait faites, aucun travail à moins d'une demie heure de chez elle et ne lui accaparant pas son temps n'avait été envisageable. Elle était contrainte d'être une vulgaire secrétaire dans un cabinet d'avocat de quartier. Ce travail demandait de l'investissement physique et moral mais bien heureusement, les horraires étaient fixes et le salaire convenable – pour ses besoins. Elle s'en sortait plus ou moins, mais elle ne passait pas beaucoup de temps avec Lyle. Il ne la connaissait pas vraiment. Et l'absence de Mike la pesait bien plus qu'elle ne l'aurait cru. Mais elle s'était mise dans cette situation seule et c'était seule qu'elle s'en sortirait. Elle n'avait fait que suivre son instinct, faire ses choix. Et elle ne regretterait rien.

[A suivre]

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